Mon corps réfléchi.

par Marc Vallès

Une personne ou bien deux, dix, cinquante… une multitude. Un corps ou bien deux, dix, cinquante… une multitude. Un soi ou bien deux, dix, cinquante… une multitude. Dans un lieu flottant entre l’ici, l’ailleurs ou nulle part et un temps flou, éphémère, des soi-sans-nom causent leur condition. Ils respirent d’un conditionnement du corps face à un fait qui est choc collectif et individuel, ils se font écho de leur silence, écho du silence tout court, écho du dedans et des pulsions, écho de l’intérieur invisible et imprévisible.

Un retrait,une abnégation par quoi se révèle l’intériorité et l’essentiel ; ce soi visible par soi : spectacle de soi, scène de soi, dans l’absence de soi , non plus individuel mais universel, non plus affectif mais au-delà de nous, non plus psychologique mais métaphysique..

Un retrait, une